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mardi 17 février 2015

Baptisé sous la chaise ?

Voici une bien drôle d'expression.
Un enfant est inhumé après avoir été "baptisé sous la chaise". A-t'il été baptisé dans l'urgence par la sage femme, dont on note la présence à l'enterrement ?

Poitiers, Sainte-Radégonde,
BMS - 1766-1775, v. 105/140
"Le vingt un [octobre 1772] a eté enterré un enfant baptisé sous la chaise fils légitime de françois decombe et de louise boutineau en presence de la sage femme de philippe rouault et et plusieurs autres."

jeudi 12 février 2015

La vie dans le Civraisien à l'époque de Louis XIV

La Pissarderie y était.
Salle annexe de la mairie de Civray — Les Amis du Pays Civraisien


Rodolphe Tillet a évoqué de manière magistrale la vie sociale, économique et judiciaire sous le règne de Louis XIV, notamment sur la période de la monarchie absolue (1661-1715), traversée par les guerres, les crises économiques, les catastrophes météorologiques (le grand hiver de 1709 par ex.).

dimanche 25 janvier 2015

Les erreurs de lectures sont tenaces

Petite curiosité insolite découverte dans l'un des registres paroissiaux des Sables-d'Olonne (Vendée), paroisse de Notre-Dame (M - 1631-1650, v.196/211).


Comme quoi, les erreurs de lecture sont tenaces, même 140 ans plus tard !

jeudi 8 janvier 2015

Articles 10 et 11


« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » — Article 10, proposé par Louis de Castellane (1758-1837, emprisonné sous la Terreur) et Jean-Baptiste Gobel (1727 - mort guillotiné le 13 avril 1794).

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » — Article 11, proposé par le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld d’Enville (1743 - tué le 4 septembre 1792 par des volontaires qui faisaient la chasse aux aristocrates)

samedi 3 janvier 2015

Le défi des auberges du Cheval Blanc (2)

Bon, c'est juste un jeu que je vous propose.

Pour continuer sur ma foulée (voir l'article précédent), disons que la sépulture du sieur Jambon me donne une indication bien judicieuse : le patronyme des propriétaires de la dite auberge.
Il s'agit de la famille Mathé, dont le père, originaire de Marsais, vint s'installer dans cette paroisse de la ville de Lusignan, Pranzay, après son mariage avec Marie-Anne Françoise Bénigne Nyvard. Voici une collection d'acte dans lequel le nom de l'auberge apparaît.


Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1723-1728, v.78/103
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1723-1728, v.94/103
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.17/137
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.40/137
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.64/137
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.82/137
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.97/137
Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.116/137

jeudi 1 janvier 2015

Le défi des auberges du Cheval Blanc

J'avais lu quelque part l'origine de l'expression "auberge du Cheval Blanc", mais je ne la retrouve plus. Si quelqu'un a la réponse, je suis preneur.

En attendant, pourquoi ne pas lancer la collection des "auberges du Cheval Blanc" à travers les registres ?


« Le dix huittieme jour de feuvrier mil sept cent trante cinq a esté baptisé antoine né du mesme jour dans l'oberge du cheval blanc de cette ville, fils de... a esté parrain antoine jambon et marraine jeanne marquet qui ont déclarés ne savoir signer ». Duvivier, vicaire.

Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1729-1736, v.113/137
Bon, puisqu'on peut s'amuser, et merci Sophie, je lance le #aubergeschevalblanc. Il suffira d'indiquer la paroisse ou la commune, le département, ainsi que la date de la référence.

Du reste, la curiosité m'a emporté. Ce pauvre garçon, né dans une auberge sans père ni mère, avait pour parrain, le sieur Jambon. Patronyme ironique lorsqu'on regarde l'acte ci-dessous :

« Le dix septiesme jour de may mil sept cent quarante un a esté enteré au cimetiere de pranzay le corps d'antoine jambon domestique a l'auberge du cheval blanc de cette ville agé de quarante ans ou environ en présence de Mdelle Mathé sa maitraisse, de plusieurs autres personnes ». Baumyer, vicaire.

Archives en ligne de la Vienne, Pranzay, BMS - 1739-1742, v.33/52
Ce qui pourrait donner :
ou bien :

mercredi 17 décembre 2014

L'apparition d'une Croix à Migné (1826)

Cet épisode assez connu s'est produit le 17 décembre 1826, au-dessus de l'Église Sainte-Croix de Migné-Auxances (Vienne), près de Poitiers.

L'apparition d'une Croix à Migné
Des rapports furent par la suite présentés à l'Évêque de Poitiers pour décrire le phénomène. Ils furent publiés en 1827 par François-Aimé Barbier, Libraire-imprimeur du roi à Poitiers.
Voici l'un d'entre eux :
Monseigneur,
Nous soussignés, PASQUIER, Curé de Saint-Porchaire, et MARSAULT, Aumônier du Collège royal de Poitiers, réunis depuis un mois et demi à M. BOUIN-BEAUPRÉ, curé de Migné, pou donner à ses paroissiens les exercices du Jubilé ; avons l'honneur de faire part à Votre Grandeur de l'évènement extraordinaire dont nous avons été témoins à la clôture de notre station. La docilité et la ferveur du plus grand nombre des habitans de cette commune nous consoloient de nos travaux, mais nous avions encore à gémir sur la résistance de plusieurs qui rendoient nuls pour eux les efforts de notre zèle. Le dimanche, 17 du présent mois, nous avons terminé les exercices du Jubilé pour la plantation d'une Croix, cérémonie à laquelle assistoient deux à trois mille personnes de Migné et des paroisses voisines. La Croix plantée, au moment où l'un de nous adressoit aux fidèles une exhortation, où il rappeloit celle que virent autrefois Constantin et son armée en marchant contre Maxence, parut dans la région inférieure de l'air, au-dessus de la petite place qui se trouve devant la porte principale de l'Eglise, une Croix lumineuse élevée au-dessus du niveau de la terre d'environ 100 pieds, ce qui nous a donné la facilité d'en évaluer à peu près la longueur, qui nous a paru être de 80 pieds : ses proportions étoient très régulières, et ses contours, déterminés avec la plus grande netteté, se dessinoient parfaitement sur un ciel sans nuages, qui commençoit cependant à s'obscurcir, car il étoit près de cinq heures du soir. Cette Croix, de couleur argentine, étoit placée horizontalement dans la direction de l'Eglise, le pied au levant, et la tête au couchant ; sa couleur étoit la même dans toute son étendue, et elle s'est maintenue sans altération près d'une demi-heure ; enfin, la procession étant rentrée dans l'Eglise, cette Croix a disparu.
On ne peut, Monseigneur, se faire une idée du saisissement religieux qui s'est emparé des spectateurs à l'aspect de cette Croix : presque tous se sont à l'instant jetés à genoux, en répétant avec transport, et les mains élevés au Ciel, le cantique Vive Jésus, vive sa Croix !
Ce prodige, que nous attestons, qu'attestent avec nous les soussignés, et ce sont prêts à attester avec eux tous ceux qui ont été témoins oculaire, a produit d'heureux effets ; dès le soir même, et encore plus le lendemain, plusieurs personnes qui s'étoient montrées rebelles à la grâce, se sont approchées du tribunal de la pénitence et se sont réconciliées avec Dieu.
PASQUIER, Curé de Saint-Porchaire ; MARSAULT, Aumônier du Collège royal, BOUIN-BEAUPRÉ, Curé de Migné ; NAUDIN, Adjoint ; MARROT, Fabricien ; SURAULT, Fabricien ; LANDRY, Maréchal des Logis de la Gendarmerie de Poitiers ; FOURNIER, ancien Adjudant sous-officier, et quarante-une autres signatures.
Migné, le 22 décembre 1826