vendredi 24 juin 2016

de l'Utilité d'Un Ustensile Usité et Utilisé par Louis Pissard

Dis, quand j'ai retranscrit l'inventaire après décès de mon aïeul Louis Pissard, épicier à Saint-Saviol, j'ai pensé à un truc. Il est recensé une glace cadre bambou, d'une valeur estimée de 5 francs. Et si c'était ce machin que j'ai depuis des temps immémoriaux ?


Je me vois d'un autre œil dedans depuis la transcription de l'inventaire...

jeudi 23 juin 2016

Transaction immobilière en 1924

Le Breuil-d'Haleine, berceau des Pissard depuis au moins la fin du XVIIe siècle, est un village partagé entre deux communes, Saint-Saviol et Saint-Macoux, aux confins du sud-ouest de la Vienne et baignées par la Charente.

Seules quelques habitations se trouvent sur la commune de Saint-Saviol. Lorsque vous arrivez de Civray, par la RD 103, et que vous prenez la direction de Comporté, vous êtes amenés à descendre ce qu'on appelait dans mon enfance la "Côte Pissard", avec un grand virage à gauche. Si vous loupiez le virage, vous atterrissiez dans la cour chez mes grands-parents.

L'habitation a été achetée par acte de vente du 1er avril 1924, devant Guiochon, notaire à Civray, par Louis Pissard et Marcelline-Georgine Lebeau. Louis était déjà épicier, et exerçait au Breuil-d'Haleine, côté Saint-Macoux.
Les vendeurs, étaient Paul Braud, propriétaire et meunier au moulin de Comporté, à Saint-Macoux, à quelques centaines de mètres du terrain, et son épouse Madeleine-Eugénie Marie Gauvin.

Le contrat de vente précisait la nature des biens immobiliers :
  1. une maison d'habitation, avec cour devant, grange, écurie et citerne sur cette cour, et à la suite un terrain inculte, un côteau sur lequel est une maison en ruine, ainsi qu'un autre terrain par derrière, le tout contigü, couvrant une superficie approximativ de cinquantes ares, dont la presque totalité est un côteau inculte, confrontant d'un côté à Malivernet, d'autre côté à la route de Civray, à Comporté à droite, et d'un bout à un terrain réservé par les vendeurs, et sur lequel son accrus deux noyers, d'autre bout à l'article suivant et à Métayer.
  2. un terrain en côteau, labour et taillis, sis au lieu dit "les Premeneaux", contenant environ un hectare cinquante ares, et confrontant d'un côté à M. et Mme Braud, vendeurs, fossé entre deux, Debenest et Monthubert, d'autre à l'article précédent, d'un bout à M. Braud, fossé entre deux, Arlot et d'autre bout au chemin du Breuil à Peussec à gauche.
  3. un jardin sis au-dit lieu du Breuil-d'Haleine, contenant environ 8 ares, et confrontant d'un côté et d'un bout à Bardeau, et à Quéreau, et d'autre bout au chemin du Breuil à Peussec, à droite et d'autre côté au chemin du Breuil à Comporté à gauche.
Le lot n°1 correspond à l'heure actuelle à ceci :

Extrait cadastral de Saint-Saviol (actuel)

Reconstitué sur le cadastre ancien, on aurait ceci :

Extrait du cadastre napoléonien, AD86, Saint-Saviol, section C1, 1829

Les parcelles entre 1829 et nos jours ne correspondent plus, bien sûr.
On remarque toutefois l'habitation qui existait au début du XIXe siècle, sans aucun doute la ruine évoquée en 1924. Je n'ai jamais eu connaissance de celle-ci. Les pierres ont probablement servi à construire l'habitation que j'ai connue, habitation qui n'existait pas encore en 1924.
Le lot n°2 correspond aux parcelles immédiatement au Nord du lot précédent. J'ignore cependant qu'elle pouvait en être l'extension en 1924.
Le lot n°3, quant à lui, se trouvait dans le même village sur la commune de Saint-Macoux. Il s'agissait d'un terrain aménagé en jardin.

Il est amusant de relever le lien de parenté entre les parties de la vente, un lien qui s'établit par 9 chemins différents. L'un des exemples :

Jacques Pissard,
né vers 1689 et inhumé le
6 septembre 1749 à Saint-Macoux,
marié le 22 janvier 1716 à
Saint-Saviol, à Françoise Bourloton




Jean Pissard,
baptisé le 19 octobre 1730 à Saint-Macoux et décédé le 18 ventôse de l'an VIII à Saint-Clémentin, marié à Magdeleine Ollivet
Marie Pissard,
baptisée le 4 septembre 1735 à Saint-Macoux et décédée le 1er janvier 1809 à Saint-Saviol, mariée à Pierre Chesne



Jean Pissard,
baptisé le 22 juillet 1785 à Saint-Macoux et décédé le 25 juillet 1822 audit lieu, marié à Jeanne Tribot
Marie Chesne,
baptisée le 14 janvier 1774 à Saint-Macoux et décédée le 30 décembre 1836 audit lieu, mariée à Jacques Lebrun



Jacques Pissard,
né le 9 avril 1816 à Saint-Macoux et décédé le 14 janvier 1891 à Saint-Gaudent, marié à Marie Provost
Jeanne Lebrun,
née le 11 frimaire de l'an VIII à Saint-Saviol et décédée le 19 septembre 1840 à Saint-Macoux, mariée à Jacques Gauvin



Charles Pissard,
né le 10 février 1859 à Saint-Gaudent et décédé le 11 décembre 1923 à Saint-Macoux, marié à Marie-Léontine Bardeau
Jean-Baptiste Gauvin,
né le 4 août 1834 à Saint-Macoux et décédé le 14 mars 1910 à Saint-Saviol, marié à Marie Tellier



Louis Pissard,
né le 31 mars 1885 à Saint-Macoux et décédé le 23 février 1932 à Saint-Saviol, marié à Marcelline-Georgine Lebeau
Marie-Eugénie Gauvin,
née le 18 juillet 1872 à Saint-Saviol et décédée le 13 avril 1946 audit lieu, mariée à Paul-Célestin Braud

Mon arrière-grand-père avait-il connaissance de ces liens de parenté lors de la vente ?

mercredi 22 juin 2016

Subrogé-tuteur nommé par un conseil de famille en 1932

Mon arrière-grand-père Louis Pissard meurt le 23 février 1932 au Breuil-d'Haleine, à Saint-Saviol, laissant une veuve et 4 enfants.
Le 19 mars, devant Myard, juge de paix du canton de Civray, se présente, devant le prétoire ordinaire au palais de justice, Marcelline-Georgine Lebeau, alors marchande-épicière, veuve du sieur Louis Pissard. Elle agit au nom et en qualité de tutrice naturelle et légale de ses quatre enfants :
  • Madeleine-Henriette Pissard, née le 8 février 1912 à Paizay-le-Sec,
  • Simone-Laurence Pissard, née le 10 août 1920 à Saint-Macoux,
  • Berthe-Madeleine Pissard, née le 29 octobre 1923 au même lieu,
  • et enfin mon grand-père Roger-Louis-Henri Pissard, né le 15 mai 1926 à Saint-Saviol.
En sa qualité de tutrice naturelle et légale, elle doit se conformer aux dispositions des articles 420 et 421 du code civil, qui lui imposent de pourvoir la tutelle d'un subrogé-tuteur (chargé de la surveiller). A donc été convoqué, à sa demande, un conseil de famille, ce jour, à l'agrément verbal du juge de paix, composé des personnes suivantes :

Dans la lignée paternelle :
  • Marie-Léontine Bardeau, veuve de Charles Pissard, demeurant au Breuil, commune de Saint-Macoux, aïeule des mineurs,
  • Paul Pissard, cultivateur à Taizé-Aizie (Charente), oncle des mineurs,
  • et Léon Pissard, conducteur d'automobiles demeurant à Poitiers, 29 rue du Marché, oncle des mineurs.
Dans la lignée maternelle :
  • Marcelline-Georgine Lebeau, veuve Pissard, comparante, mère et tutrice légale des mineurs,
  • Louis Fillaud, cultivateur à la Caronnière de Chauvigny, oncle par alliance des mineurs,
  • et Laurent Marcel, propriétaire à Paizay-le-Sec, cousin des mineurs.
Le conseil de famille ainsi formé est constitué sous la présidence du juge de paix. Considérant qu'aux termes des articles 420 et 421 du code civil, dans toute tutalle, il doit y avoir un subrogé-tuteur nommé par le conseil de famille, et qu'en l'espèce, il est utile de satisfaire aux dispositions de la loi à l'égard des dits mineurs ; qu'il doit être choisi, hors le cas de frères ou soeurs germains, dans celle des deux lignes à laquelle le tuteur n'appartient pas, le conseil de famille a nommé Paul Pissard, l'un des membres du présent conseil, en qualité de subrogé-tuteur des mineurs, à l'unanimité des votes, celle du juge de paix comprise, sauf celle de la tutrice qui n'a pas pris part au vote.

Le procès-verbal, après lecture faite, a été signé par tous les membres du conseil de famille, par le juge de paix et par le greffier.

mardi 21 juin 2016

un Résistant à Moncoutant : Louis Henri Paul Gourdon (1891-1979)

Le 25 août 1891, Élise Henriette Soulard, fermière, épouse de Jean Gourdon, cultivateur à Beaulieu de Cirières (Deux-Sèvres), donne le jour à leur fils Louis Henri Paul, dit Henri.

AD79, Cirières, N - 1888-1896, v.43/106

Henri est domestique lorsqu'il est inscrit, sous le numéro matricule 1547, canton de Cerizay, et incorpore le 114e RI le 10 octobre 1912. Il est présent aux armées le 4 août 1914, et est nommé caporal le 28 octobre suivant, puis sergent le 26 février 1915.
Il épouse, le 7 décembre 1915, à Poitiers, Léonie Pissard, mon arrière-grand-tante, fille de Charles et de Marie-Léontine Bardeau.

Léonie Pissard, non datée

Charles Pissard,
né le 10 février 1859 à Saint-Gaudent et
mort le 11 décembre 1923 à Saint-Macoux,
marié le 9 septembre 1883 à Saint-
Gaudent, à Marie-Léontine Bardeau






Louis Pissard,
né le 31 mars 1885 à Saint-Macoux et mort le 23 février 1932 à Saint-Saviol, marié le 4 octobre 1919 à Saint-Macoux, à Marcelline-Georgine Lebeau
Léonie Pissard,
née le 2 octobre 1893 à Saint-Gaudent et décédée le 9 mai 1980 à Charleville-Mézières (Ardennes), mariée le 7 décembre 1915 à Poitiers à Henri Gourdon




mon grand-père




mon père




et moi

Henri Gourdon et Léonie
Pissard (en bas à droite), au
mariage de Valentine en 1923
Son mariage ne lui porte guère chance, il est blessé le 7 mai 1916 et est évacué. Nommé adjudant le 12 mai 1916, il rejoint son unité (aux armées) le 7 novembre suivant. Malade, il est de nouveau évacué le 3 octobre 1917 et entre à l'hôpital temporaire n°16 de Poitiers, le 17 décembre, puis à l'hôpital mixte le 6 janvier 1918. Il rejoint son unité le 12 avril 1918, et apprend la naissance de son fils, Camille Léonce Henri, né le 12 juillet à Saint-Macoux. Décidément, les bonnes nouvelles ne lui portent pas chance : il est blessé le 29 septembre suivant. Il est soigné aux armées puis la guerre prend fin.
Il se réengage pour 5 ans, le 5 mai 1919, devant le sous-intendant militaire de la 17 DI, dirigé sur la joue de l'intérieur, le 28 septembre suivant, puis de nouveau pour trois ans, le 28 mai 1923, au titre du 114e RI. Entre temps, il avait été témoin de mariage de mes arrières-grands-parents Louis Pissard et Georgette Lebeau, et un second fils était né : Raymond, en juin 1920.
Au cours de ce dernier engagement, l'homme à la fière moustache profite de pauses pour assister aux mariages de son beau-frère Léon, le 27 septembre 1922, puis de sa belle-soeur Valentine, le 22 septembre 1923.

Camille Gourdon et ses grands-parents
Pissard en 1923 (Charles Pissard

meurt à la fin de cette même année)
Le petit Raymond
Le 16 décembre 1923, 5 jour après le décès de son beau-père, il passe au 90e RI, puis au 32e, où il est nommé adjudant-chef, le 7 juin 1924. Commissionné le 29 juillet 1926, validé jusqu'au 30 septembre 1927, il est maintenu en service armé, malgré une invalidité de 10%, imputable à "une cicatrice solide d’appendicectomie avec coliques fréquentes, accusées par l'intéressé et une otite cicatricielle bilatérale sans hypoacousie." Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite proportionnelle et est rayé des contrôles de l'activité le 1er octobre 1927. Il est affecté dans les réserves au 32e RI, et s'installe à la Flèche (Sarthe), le 23 dudit mois, puis, l'année suivante, à Baugé (Maine-et-Loire), et enfin, le 6 octobre 1931, à Moncoutant (Deux-Sèvres). Après avoir passé le permis de conduire les automobiles, il est placé sans affectation le 15 avril 1933.
Ses années de service lui valurent :
  • une citation à l'ordre de l'armée du 27 juin 1916 : "sous-officier énergique et plein d'allant. Le 7 mai 1916, après un bombardement de 36 heures, sous lequel il a su mainteneir sa troupe, a entraîné ses hommes dans une vigoureuse contre-attaque au cri de Vive la France ! Grièvement blessé par un éclat d'obus, est resté à la tête de sa section jusqu'à la nuit".
  • une citation à l'ordre du corps d'armée du 15 août 1918 : "chef de section, plein d'enthousiasme et de vaillance. Entraîneur d'homme remarquable. A conduit le 23 juillet 1918 sa section à l'assaut avec un allant merveilleux".
  • une citation à l'ordre de l'armée du 27 novembre 1918 : "chef de section d'élite. Le 29 septembre 1918, surpris par 3 soldats ennemis et engagé dans un violent combat corps-à-corps, a réussi à se débarrasser de deux d'entre eux et a pu quoique blessé au cours de la lutte ramener son troisième adversaire jusqu'au PC de son commandement de campagne".
Il est décoré de la médaille militaire (JO du 27 juin 1916), de la Croix de Guerre 1914/1918 avec palme et étoile de vermeil, et est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (par décret du 16 décembre 1937, inscrit au JO du 22 dudit mois).

Les fils Gourdon (date non connue)

L'histoire pourrait s'arrêter là, mais le 27 septembre 1938, il est rappelé à l'activité et est affecté à la commission de réquisition hippomobile n°111, siégeant à Moncoutant. Il est cependant renvoyé dans ses foyers 4 jours plus tard.
"À l'automne 1942, il prend la tête d'une manifestation contre le S.T.O., qui vient de désigner 80 Moncoutantais pour partir travailler dans les usines de guerre en Allemagne, ou à l'entreprise TODD pour construire le mur de l'Atlantique. Il porte le drapeau français à l'avant d'un groupe d'une centaine de personnes, qui défilent jusqu'au monument de 1914/1918. Au terme de ce parcours il entonne une vibrante "Marseillaise" qui est reprise en chœur par l'assistance dans l'émotion générale. L'écho de cette manifestation parvient jusqu'à Londres, qui en cite l'exemple dans une émission "Des Français parlent aux Français", quelques mois plus tard" (bulletin municipal de Moncoutant, n°30, juillet 1997). Malgré l'absence de militaires allemands à Moncoutant, il est dénoncé, arrêté et transféré à Thouars. "Après un très sévère interrogatoire, qui se prolonge toute la journée, il est finalement relâché". Il dira pour sa défense : "je suis un officier français, j'ai toujours servi mon drapeau, je ne crois pas que le saluer encore soit un crime, au contraire".
À partir du 1er mars 1943, il est un agent actif de la résistance (dit agent P2), au réseau "Centuries" des Forces Françaises Combattantes. Il est arrêté le 9 août, interné à Poitiers jusqu'au 21 janvier 1944, et déporté d'abord brièvement à Compiègne, puis aux camps de Buckemwald et de Mathausen (à partir du 22 janvier 1944). Il a l'exceptionnelle chance d'être pris en charge par la Croix Rouge suisse, le 27 avril 1945. A la limite de ses forces, il n'aurait pas tenu une journée de plus. Il ne pesait plus que 34 kilos.
Il est rapatrié le lendemain, et revient au pays en "grand invalide, à la suite des privations et des sévices subis"A son retour, il a l'immense chagrin d'apprendre le décès de son fils aîné, Camille, engagé lui-même dans les F.F.L., qui avait rejoint début juin 1944 avec son groupe le maquis Le Chouan dans la Vienne. Lors d'un violent accrochage avec une division blindée à Lussac-les-Châteaux, Camille Gourdon avait été mortellement blessé et était mort le 4 août 1944 à l'hôpital de Montmorillon. Il avait laissé deux enfants, Jacky et Christian (ce dernier né après le décès de son père).

bulletin municipal
de Moncoutant,
n°30, juillet 1997
On décore Henri Gourdon de la Croix de Guerre 1939/1945, avec palme. Il est élevé au rang d'Officier de la Légion d'Honneur par décret du 7 mars 1959 (JO des 16 et 17 dudit mois).
Il meurt le 18 août 1979 à Bressuire. Le 8 mai 1997, a lieu une cérémonie afin d'honorer et de perpétuer la mémoire de 5 résistants déportés moncoutantais. Parmi eux, Henri Gourdon.

Quelques sources et liens :

lundi 20 juin 2016

tomber en Quenouille

Plusieurs fois, j'ai aperçu l'expression un peu vieillotte "tomber en quenouille" en consultant le Beauchet-Filleau.
A l'origine, il s'agissait d'une crainte des Francs de voir la couronne "tomber aux mains des femmes", par défaut d'héritier masculin. La quenouille est un élément en forme de fuseau où s'enroulait les fibres brutes destinées à être filées (pensez à la Belle au Bois Dormant, qui se pique le doigt sur une quenouille). v. wiktionnaire.
Ce travail de filage était réalisé par les femmes, d'où l'expression qui en dérive. On peut également imaginer un arbre patronymique descendant, en forme de fuseau.
C'est un phénomène qui se produit à l'heure actuelle avec mon nom de famille, du moins en remontant jusqu'à Charles Pissard, que j'ai évoqué précédemment. Voilà un arbre pour vous expliquer la descendance de mon bisaïeul :


En rouge, sont indiqués les enfants, petits-enfants et descendants de Charles Pissard, ayant transmis le nom de famille à leurs enfants.
Si Charles, avec 8 enfants, a eu trois fils (en omettant Henri, mort à l'âge d'un an), chacun de ses fils eurent un seul garçon.
Chaque garçon de cette génération n'eut qu'un garçon ; deux se marièrent et le troisième est décédé sans postérité. L'un, mon père, eut deux fils, le second eut une fille.
À ma génération, seul les garçons de mon frère peuvent transmettre à leur tour le patronyme (à moins que l'une des filles ne donne son nom à leurs enfants).
D'où je peux dire que les Pissard, mes Pissard, à tout le moins, sont en train de "tomber en quenouille".

samedi 18 juin 2016

Permis de conduire les automobiles des Pissard

Il y a quatre ans déjà, oui, quatre... Je publiais l'un de mes premiers articles sur mon insaisissable aïeul Louis Pissard, dont je présentais l'une des deux photos connus de lui (et l'autre photo est celle extraite du mariage de Léon et Léonie décrite il y a quelques jours) :


J'ai retrouvé le permis de mon grand-père, passé près de 24 ans plus tard :


Le format n'avait guère changé.

vendredi 17 juin 2016

On vous emballe aussi les Œufs ?

Mon aïeul Louis Pissard, lorsqu'il se marie, en 1919, vit au Breuil d'Haleine de Saint-Macoux. Le 28 septembre 1920, il dépose une déclaration aux fins d'immatriculation, au registre de commerce de Civray, pour exercer le commerce d'épicerie et de mercerie, audit village. En 1924, il achète une maison et des terrains au Breuil d 'Haleine, côté Saint-Saviol, et y installe sa nouvelle épicerie. 8 ans plus tard, il décède, laissant veuve et 4 enfants.
Immatriculation
d'épicerie en 1920
Marcelline-Georgine Lebeau, dite Georgette, continue l'activité. Je sais qu'elle vit, pendant la guerre, avec sa belle-sœur Léontine Pissard et l'époux de celle-ci, René Léon Joyeux. Celui-ci va avoir la douleur de perdre sa femme, le 2 avril 1943. Par déclaration du même registre du commerce du 17 février 1953, Georgette dépose la cessation de son activité, depuis le 1er décembre 1952, par vente à René Joyeux. Ce dernier va s'installer au bourg de Saint-Macoux, et exercer pendant de nombreuses années. Sa fille et son gendre reprendront l'activité. Peut-être les avez-vous connus, avec le fameux camion d'épicier, faisant le tour des petits villages ?
Georgette dépose, de nouveau, devant ce même tribunal de commerce, une déclaration aux fins d'immatriculation, le 21 juillet 1953, pour exercer un commerce de débit de boissons, café et restaurant.
J'ai encore un autre formulaire de demande de modification de l'immatriculation, concernant l'activité d'épicerie tenue par mon aïeul : le 28 avril 1941, pendant la guerre, Georgette déclare que son mari décédé avait ajouté à son commerce d'épicerie et mercerie le commerce des œufs, en l'année 1921. Après tout, vous reprendrez bien un dernier œuf pour la route ?

Modification de 1941