dimanche 1 avril 2012

Georgette Lebeau et la guerre

J'évoquais dernièrement mon aïeul Louis Pissard. On peut alors évoquer son épouse, mon aïeule Marcelline-Georgine Lebeau, dite Georgette, native de Paizay-le-Sec (Vienne). Une drôle de lettre,  écrite de sa main, m'interpella :


D'après mon histoire familiale, je savais qu'elle avait eu un frère mort à la Grande Guerre, mais cette lettre m'indiqua qu'elle en avait eu un deuxième.
J'ai donc essayé de reconstruire cette famille.

Mon arrière-grande-mère est la fille d'Alexandre Lebeau et de Victoire Lebeau (qui étaient cousins germains). Ceux-ci, tous les deux originaires de Paizay, se sont mariés le 29 mai 1884, et ont eu 7 enfants :
  1. Marie-Louise Célestine, née le 22 avril 1885 à Paizay et décédée le 1er septembre 1972 à Chauvigny. Elle épouse, le 11 septembre 1920, à Paris (5ème arrondissement), Louis René Fillaud, un garçon de chantier né lui aussi de la région le 17 septembre 1884 à Saint-Pierre-les-Eglises (ancienne commune rattachée à Chauvigny). Celui-ci est mort dans cette même ville le 13 avril 1963. Je leur connais un seul fils qui sera présent au mariage de mes grands-parents Pissard.
  2. Marie-Marcelline, née le 13 février et décédée le 20 du même mois à Paizay.
  3. Marcelline-Georgine, née le 31 août 1888, à Paizay. Elle épouse Louis Pissard le 4 octobre 1919 à Saint-Macoux. A l'époque, elle est femme de chambre à Poitiers.
  4. Henri André Alphonse, né le 2 juillet 1891 à Paizay, est mort à la guerre le 12 novembre 1914 à Zonnebeke, en Belgique.
  5. Alphonse Fernand Roger, né le 29 mai 1894 à La Bussière (Vienne), est également mort à la guerre à Tahure, dans la Marne, le 31 octobre 1915.
  6. Fernande Claire Marguerite, née le 6 septembre 1897 à Paizay.
  7. et Lucie Marie Germaine, née le 5 avril 1902 à Paizay et décédée le 1er janvier 1988 à Poitiers. C'est la seule de la fratie dont je me souviens (mon aïeule est morte à mes deux ans). Aller voir la tante "Lucie" était une expédition régulière à Chauvigny pendant mon enfance.
Quelques photos :

Chère soeur, est-il écrit au dos de cette photo, je t'envoie un groupe de petites filles parmi lesquelles je me trouve. Je ne sais si tu sauras me distinguer. Tu me diras cela lorsque tu m'écriras, car j'espère bien que tu m'enverras un mot. Je trouve le temps un peu long de ne pas recevoir de tes nouvelles. Est-ce que tu serais encore malade ? J'ai des nouvelles de Lucie et de Marcelle. Tu n'ignores pas qu'elle est rentrée à La Puye. Elle me dit qu'elle est bien habituée et qu'elle ne s'ennuie pas. Lucie va bien. C'est Sara qui m'a apporté ces nouvelles de La Puye. Elle est allée passer un mois là-bas. Je te quitte, chère soeur, et en attendant le plaisir de recevoir de tes nouvelles, je t'embrasse bien fort. Ta soeur qui t'aime. Fernande Lebeau, Niort, 19 novembre 1917.

L'un des frères Lebeau (à droite)

Lucie et sa patronne

probablement Fernande et Marie-Louise
Le site Mémoires des hommes m'a donné les fiches de décès des deux frères. A la base, il me manquait Alphonse, le seul à être né à La Bussière :


Georgette Lebeau, après son mariage, s'installe avec Louis Pissard à Saint-Saviol, dans le Sud de la Vienne.


3 commentaires:

  1. BONJOUR
    Je suis marielle paivet une ce tes cousines éloignés
    peux tu me dire qui est le père de madeleine la premiere filles de marceline
    merci de ta reponses

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    1. Bonjour, ma cousine, comment vas-tu ? Je ne sais plus si nous nous sommes vus, peut-être il y a de nombreuses années chez ta grand-mère.
      Pour ta question, j'ignore totalement qui était vraiment le père de Madeleine. Louis Pissard l'a reconnu lors du mariage de ta grand-mère et de ton grand-père. J'ignore si quelqu'un pourra te répondre, peut-être une dernière personne : la tante Berthe.
      Que fais-tu maintenant ? Es-tu sur Poitiers ? Amitiés, Sébastien

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  2. Bonsoir Sébastien,
    Henri André Alphonse est donc mort en novembre 1914 à Zonnebeke, là même ou André Adolphe RIVET, mon Arrière Grand-Père, Soldat au 135e Régiment d'Infanterie, a été blessé, à priori le 11 novembre, dans cette même Bataille de Ypres. Il décèdera de ses blessures, le 24 novembre, à l'Hôpital provisoire de Saint-Méen-le-Grand en Ille-et-Vilaine.
    Généamicalement Bruno

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