dimanche 19 mai 2013

Petites illustrations entre amis

J'imagine un prêtre, en cette fin du XVIIe siècle, au téléphone avec l'une de ses fidèles. Son registre est juste devant lui, et il griffonne dessus tout en écoutant son interlocutrice bavarde.

Imaginez, ça donnerait peut-être ça ;


AD en ligne, Linazay, BMS - 1687-1714, v.53/141

vendredi 17 mai 2013

Record de longévité

Aujourd'hui un petit écho au plus breton des Saintongeais.



On lit, dans le Journal de la Vienne, édition du 5 juillet 1878 :

A une réunion des médecins (Nouvelle-Grenade), le docteur Hernandez a lu un mémoire très intéressant : c'est le récit d'une visite qu'il a faite à Miguel Solis, un fermier qui demeure en bas de la Sierra Mesilla. Ce Miguel Solis se dit âgé de 180 ans, plus ou moins, et tous ses voisins le croient beaucoup plus vieux. Les anciens du pays ont raconté au docteur que, dans leur enfance, Miguel passait déjà pour centenaire, et que le nom de ce Miguel Solis figure sur une liste de souscription qu'on avait faite en 1712 pour bâtir le monastère franciscain qui se trouve près de Saint-Sébastien, et l'abbé actuel du monastère certifie que ce souscripteur et ce Miguel Solis sont bien le même homme. Le docteur a trouvé le vieillard travaillant dans son jardin ; il paraît robuste et actif ; sa tête blanche est recouverte d'un turban à la mode, et ses yeux sont encore si vifs que le docteur avait peine à soutenir son regard. Il a répondu au docteur qui le questionnait sur sa manière de vivre que le secret de vivre un siècle ou deux était bien simple, c'était de ne jamais s'enivrer ni de trop manger.


mardi 14 mai 2013

Clé d'arc

En me promenant l'autre jour à Agressais, commune de Thurageau (Vienne), je suis tombé sur une superbe voûte de porche, présentant une clé d'arc gravée :



Cette gravure mentionnait :

RABIER
MDDDDLXXI
HENRI
-----
PER ⃝ FILS

En cherchant dans les registres, j'ai trouvé un certain Henri Mathieu Rabier, maçon, né le 28 février 1831 à Thurageau, fils de Jean, journalier, et de Marie Mathé, qui épousa le 31 mai 1853, Clémentine Saboureau, née le 8 avril 1836 au même lieu.

Suis-je donc tombé sur la marque d'un maçon ?

Mais que signifie ce chiffre romain ?
M = 1000
DDDD = 4 x 500 = 2000
L = 50
XX = 20
I = 1
soit 3071 ?

J'aurais plutôt pensé à 1871, soit MDCCCLXXI, non ?

samedi 11 mai 2013

Maires de Poitiers (1600-1693)

Voici la suite des maires de Poitiers, de 1600 à 1693, tel que j'essaie de les répertorier. Avant le XVIIe siècle, les maires étaient élus pour un an. La plupart furent échevins, on se reportera ici pour découvrir cette fonction et ceux qui l'ont supporté.



1600-1601François Gruget, écuyer, seigneur de Beaulieu (Vendeuvre, Vienne) et de la Rivière-Passay (même paroisse), greffier en chef ancien du Bureau des finances en 1587, installé trésorier général de France le 1er avril 1588 en remplacement de M. Le Breton. Il fut élu maire de Poitiers, le 30 juin 1600, contre François Dreux, conseiller au Présidial de cette ville. Pendant son administration, Henri IV ayant résolu de lever l'impôt du sol par livre du la Pancarte, il envoya à Poitiers le sieur d'Amours pour l'exécuter, mais ce dernier, assailli par un rassemblement, composé en grande partie de femmes, prit peur et se retira à Châtellerault en informant le roi de ce qui venait de se passer. Henri IV, irrité, envoya des troupes et chargea le duc d'Elbeuf d'aller exprimer son mécontentement aux habitants de Poitiers et de les ramener à l'obéissance : il ordonna, en outre, d'établir définitivement cet impôt et interdit de plus l'élection du nouveau maire qui devait se faire le 29 juin. François Gruget, dont l'administration se terminait au milieu de ces grandes difficultés, avait fait réparer l'arsenal et y avait fait rentrer diverses pièces d'artillerie qui en avaient été détournées (janvier 1601). Il fit construire une croix sur la place du Marché-Vieux, dans l'emplacement occupé par la chapelle Saint-Marseault, renversée en 1562 par les huguenots (avril 1601) et fit aussi quelques réparations au pont de Rochereuil.
Le 31 janvier 1599, il avait acheté un journal de vignes au clos de Sainte-Catherine de la Vieille-Maison, paroisse de Vendeuvre, et succéda le 29 mars 1602 à Mathurin de Belleville comme échevin. Il fit un échange de quelques pièces de terres avec Jacques Le Cocq, écuyer, seigneur des Roches de Vendeuvre, par acte passé au lieu noble de Beaulieu, sous la cour de Vendeuvre le 21 août 1609.
Par commission du roi, il avait été nommé commissaire en 1604 pour les aliénations du domaine royal en Saintonge et en Aunis, et mourut le 12 octobre 1609.
Blason : « de gueules à la fasce d'argent chargée d'un double vol de sable et accompagnée en chef d'un soleil d'or et en pointe d'une rose d'argent. » Devise : Volat florens ad sidera virlus. (Beauchet-Filleau, tome 4, p. 467).
1601-1602Gaucher de Sainte-Marthe, dit Scévole de Sainte-Marthe, naquit le 2 février 1536 à Loudun (Vienne). Poète et administrateur, il fut capitaine puis contrôleur des finances et trésorier de France. Il fut nommé échevin pour succéder à Jean Estivalle le 18 avril 1580. Maire en 1579, puis en 1601 par exprès commandement du Roi, qui en sa faveur rendit à la ville les privilèges suspendus. Il mourut le 4 avril 1623, et son éloge fut prononcé le 11 septembre suivant dans l'église de Saint-Pierre de Loudun, par le prêtre Urbain Grandier.
1602-1603François Dreux, écuyer, sieur des Barres, Périgné et Montrollet, fils de Simon et de Marie Clabat. Maire en 1602, il fut nommé échevin le 5 février de la même année au lieu de Jean Vidard. Il acquit, en 1607, la seigneurie de Montrollet (Charente), pour 30000 livres, de Jean des Monstiers, chevalier, seigneur vicomte de Mérinville, et il fit hommage de ce fief à la Tour Maubergeon en 1608. Il fut l'époux de Marguerite Gobin, marié le 22 février 1593 par contrat reçu par Beugnon et Simonneau (notaires à Fontenay-le-Comte). Il mourut le 12 février 1616 et fut inhumé à Sainte-Opportune.
Blason de la famille Dreux-Brézé : "d'azur au chevron d'or, deux roses d'argent en chef, un soleil d'or en pointe" (Beauchet-Filleau, tome 3, p.174).
1603-1604André Richard, sieur de la Roche de Brandes, trésorier de France à Poitiers. Maire de Poitiers en 1603, il fut nommé échevin au lieu de Joseph de Razes. Il mourut le 14 octobre 1636.
1604-1605Jean Goguet, sieur de la Rochegraton (Breuil-Chaussée, Deux-Sèvres) dès 1587, fut licencié ès lois, avocat au Parlement de Paris. On le trouve parrain à Sainte-Opportune de Poitiers le 14 octobre 1585 et pourvu le le 27 mai 1597 d'une charge de trésorier de France général des finances de la généralité de Poitiers. Il fut élu maire le 25 juin 1604, et en cette qualité, prit part aux négociations qui précédèrent l'installation des jésuites à Poitiers. Il rédigea même une circulaire à tous les notables de la province pour obtenir qu'ils contribuassent de leurs deniers à cette oeuvre (27 novembre 1604). Il fut pourvu échevin, le 13 juillet 1605, au lieu de Jacques Le Tillier, mais mourut subitement à Poitiers le 15 juillet 1605, qui était le dernier jour de sa mairie et fut inhumé dans la chapelle des Boinets en l'église Sainte-Opportune. Le recteur de l'Université assistait à la cérémonie et le P. de Moussay, le premier recteur du collège des Jésuites, prononça son oraison funèbre. (Beauchet-Filleau, tome 4, p. 214).
1605-1606Emery Regnault, sieur de Traversay, président du Présidial de Poitiers, fut maire en 1605 et nommé échevin en août 1605 pour succéder à Florentin du Ruau. Il mourut le 12 juin 1617.
1606-1607René de La Lande, trésorier de France. Il fut maire en 1606 puis remplaça le 2 avril 1608 René Blaye dans l'échevinage. Il mourut le 16 mars 1640.
1607-1608Jean Constant, sieur de Chaumont, naquit le 21 octobre 1561. Il fut l'un des députés envoyés par la ville de Poitiers près de Henri IV en 1590. Ayant suivi comme avocat les audiences du Parlement, il fut nommé en 1603 avocat du Roi au Présidial de Poitiers. Mais il céda plus tard sa charge à son fils, pour se consacrer en entier à son grand ouvrage sur la Coutume de Poitou. Ce travail qui fut publié à Poitiers en 1639 a été justement estimé par tous les jurisconsules de cette époque. Maire en 1607, il fut nommé échevin le 27 octobre 1608 au lieu de Georges Baron.Il mourut le 21 janvier 1630, âgé de 89 ans, et fut inhumé dans la chapelle fondée par sa famille dans l'église des Jacobins. Marié vers 1690 à Anne Falaiseau, sa fille Suzanne épousa, par contrat du 23 janvier 1614, reçu par Gautier, Pierre Guyon, futur échevin.
Blason : "d'argent au palmier terrassé de sinople". Devise : "Nune patriar mihi cura dubit" (Beauchet-Filleau, tome 2, p.594).
1608-1609Mathieu Barbarin, devint sieur de la Resnière par adjudication de cette maison noble et du fief de la Barangerie pour le prix de 10000 livres le 11 décembre 1606. En ce temps-là, il était conseiller au Présidia et assesseur criminel depuis 1599l. Maire en 1608, il fut nommé échevin le 20 février 1609 au lieu de Jean Martin. En 1614, il fut mêlé à toutes les brigues et émeutes qui eurent lieu dans la ville de Poitiers, et, allié aux Sainte-Marthe (il avait épousé Catherine de Sainte-Marthe), les suivit dans leur retraite et ne revint qu'en 1616. Leurs bien confisqués leur furent rendus et ils furent réintégrés dans leurs charges. Le 21 janvier 1619, il transigeait avec Berloton, prieur-curé de Mezeaux, au sujet du droit des dimes des agneaux, etc. prétendus par ce dernier sur l'hôtel de la Resnière. Il mourut le 3 septembre 1623 (Beauchet-Filleau, tome 1, p.261).
Blason. — Barbarin du Bost, de la Resnière et du Grand-Plessis d'Aizenay, maires de Poitiers : « d'azur à 3 barbeaux d'argent en fasce, celui du milieu regardant à senextre et les deux autres à dextre. »
1609-1610François Laiguillier, sieur de Pernan et de la Bessonnière. Maire en 1609, il fut fait échevin le 12 septembre de la même année en succédant à Mathurin Reys dans l'échevinage. Il mourut en janvier 1631.
1610-1611Nicolas Sochet, sieur de la Charoulière. Maire en 1610, il fut nommé échevin au lieu de René Rousseau le 27 juillet de la même année. Il mourut le 23 août 1634.
1611-1612Jean Rougier, sieur des Moulins, receveur général du taillon. Maire en 1611, il remplaça le 19 août Claude Garnier dans l'échevinage.
1612-1613Pierre Peyraud, conseiller. Maire en 1612, il fut nommé échevin le 24 avril 1613 au lieu d'Adam Blackwood. Il mourut le 21 juillet 1644.
1613-1614Nicolas de Sainte-Marthe, lieutenant général au présidial. Maire en 1613, il remplaça comme échevin le 11 mars 1614 Banchereau. Il mourut le 6 février 1645.
1614-1615Pierre de Brilhac, sieur de Nouzières et de Bernay, fils de Pierre et de Catherine Thubert. Il fut installé, le 13 mars 1598, dans la charge de lieutenant criminel, dont son père s'était démis en sa faveur ; mais comme il n'avait pas encore les 30 ans révolus exigés par l'ordonnance de Blois, il est dit qu'il ne pourra siéger que lorsqu'il aura atteint l'âge requis ; pourtant l'année suivante il obtint du Roi des lettres de dispense d'âge. Il fut élu maire de Poitiers en 1614, à la place de Nicolas de Sainte-Marthe, obligé de quitter la ville à la suite du duc de Roannez. Par la suite, il fut nommé échevin le 13 juillet 1615 au lieu de Maurice Roatin. Lors du passage de Louis XIV à Poitiers en 1614 et 1615, il eut l'honneur de recevoir ce prince eu sa maison. Le portrait de Pierre de Brilhac existe au musée de la ville. Il avait épousé, le 29 avril 1600, Geneviève Duphé, fille de Claude, trésorier de France en Saintonge, et de Catherine Razin. Il mourut le 26 décembre 1649 (Beauchet-Filleau, tome 1, p.779).
1615-1616Pierre Pidouxchevalier, sieur de Malaguet, Laleu, Méocq, fils de Pierre et de Jeanne Suzanne Guivreau. Il se distingua par son attachement à la Ligue et son ardeur contre le parti protestant, lors des évènements de la minorité de la Louis XIII. Il tint tête aux Huguenots, dont les chefs étaient les Sainte-Marthe, et au gouverneur du Poitou, Sully, et son dévouement à la cause catholique et royaliste était si connu que Louis XIII l'imposa comme maire à la ville de Poitiers en 1615, et, trois ans après, le remplaça par son neveu Pierre Lambert, sieur de la Grange, puis par son fils Jean Pidoux, en 1618. Il mourut le 6 mars 1635, âgé dé 85 ans; son épitaphe se voit au musée de Poitiers. Sa femme, Marguerite Duvel, lui survécut de quelques années (Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Oscar de Poli, 1901).
Blason de Joseph Pidoux, écuyer, seigneur de Malaguet (Armorial d'Hozier) : "d'argent, à trois frettes de sable, deux en chef et une en pointe".
1616-1617Pierre Lambert, sieur de La Grange. Maire en 1616, il remplaça Regnault dans l'échevinage le 12 juin 1617 . Il mourut le 22 août 1647.
1617-1618Isaïe Brochard, sieur de la Clielle, conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, fils de Pierre et de N. Rosny. Il fit aveu du fief de la Clielle (Andillé, Vienne), le 4 septembre 1623, venu de ses père et aïeul). Il fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel, conseiller d'Etat et maître d'hôtel du Roi, ambassadeur à Florence et à Venise, et fut chargé de porter au pape une lettre de Henri IV, le 9 août 1594.
Maire en 1617, il fut nommé échevin au lieu de Fortuné Nivelet le 19 mars 1618. Il épousa, par contrat du 2 février 1599, Charlotte de Moulins, veuve de Claude Brochard et mourut le 8 septembre 1634.
Nous avons dû à feu M. Bonsergent les deux lettres suivantes adressées par Louis XIII à Isaïe Brochard ; elles témoignent de l'estime de ce prince pour notre Poitevin :
« Mons. de la Clielle. J'ai eu à plaisir d'entendre que vous ayez esté admis à la charge de maire de ma ville de Poictiers, et que vostre élection ait esté faicte avec le gré et applaudissement de tous mes subjects d'icelle. Je me l'estois bien ainsi promis, soit pour le désir que j'avois faict paroistre d'estre servy de vous en ladicte charge, soit pour la considération de votre personne que je sçay avoir grand'créance et auctorité en ma ditte ville, dont j'espère aussi recueillir le fruict et tirer le service que je me suis proposé, et que vous en useriez selon vostre prudence pour y maintenir mes diets subjects en repos et tranquilité soubs mon observance, à quoi je vous exhorte encore de travailler et de contribuer tout ce qui sera de votre soing et vigillence pour les faire vivre ensemble en union, concorde et amitié comme bons concitoyens, vous asseurant que me rendrez en ce subject service très-agréable que j'auroy en singulière recommandation pour vous en reconnoistre en toutes occasions qui se présenteront. Sur ce, je prie Dieu, Mons. de la Clielle, vous avoir en sa sainte garde. Escript à St-Germain-en-Laye, le VII juillet 1617. Signé Louis ; plus bas, Phelypeaux. » Au dos est écrit : « A Mons. de la Clielle, conseiller en mon conseil d'Estat. »
« Mons. de la Clielle, j'ay esté bien aise d'aprendre l'élection qui a esté faicte du chanoine l'Esguillon pour tenir la charge de capitaine ecclésiastique qui estoit vaccante en ma ville de Poictiers, suivant la recommandation que j'en avois faicte au corps dicelle, et que, en suite de ce, tous l'ayés installe et estably en la fonction et exercice de laditte charge. A quoi j'ai sceu que vous avez contribué ce qui pouvoit déppendre de vous, dont j'ay tout contentement ; mais je suis bien informé qu'il y a eu aucuns particuliers habitants de laditte ville qui n'ont pas aporté le respect qu'ils debvoient rendre à ce qu'ils ont peu reconnoistre en cela de mes volontés et intentions. Je veux néantmoins croire qu'ils en useront mieux à l'avenir et avec plus de considération qu'ils n'ont fait, et ne doutte point que vous ne les disposiez toujours autant que vous pourrez pour les en rendre capables. Je vous prie an reste de continuer à prendre soing du bien et repos de ma dicte ville ainsy que vous avez fait jusques icy, vous asseurant que je ne perdray aucune occasion de reconnoistre les services que vous me rendrez par de là. Sur ce, je prie Dieu, Mons. de la Clielle, vous avoir en sa sainte garde. Escript à Paris, le XI d'aoust 1617. Signé Louis, et plus bas, Phelypeaux. » Au dos est écrit : « A Mons. de la Clielle, conseiller en mon conseil d'Estat et maire de ma ville de Poitiers. »
Il portait : "d'or à l'aigle éployé de sable, patté et becqué de gueules, chargé en coeur d'un écusson d'or à trois fraises ou brocs de gueules feuillés de sinople, posés en pal". Devise : Pascunt sic dulcia fortes (Beauchet-Filleau, tome 2, p.6, 7 & 8).
1618-1619Jean Pidoux, écuyer, sieur du Malaguet, fils de Pierre et de Marguerite Duvel. Le 29 décembre 1599, son père acheta pour lui, moyennant 1500 écus, la charge de conseiller au parlement de Bretagne de Philippe Rousseau, écuyer, sieur de la Cave. Le 31 décembre 1601, il épousa Françoise Bouhier, nièce de Vincent Bouhier de Beaumarchais, capitaine des tentes et pavillons du roi, trésorier de l'épargne et conseiller au conseil privé. Maire en 1618, il devint échevin en remplacement de Jean Chevalier, le 9 mars 1620. Il devint le doyen des échevins et mourut le 28 janvier 1656 (Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Oscar de Poli, 1901).
1619-1620François de Brilhac, sieur du Parc et de Boisvert, fils de René et de Catherine Arembert. Maire en 1619, il succéda à la charge d'échevin de son père le 30 mars 1623. On dit qu'il fut maître d'hôtel du Roi. Marié, le 30 janvier 1611, par contrat reçu par Busseau et Chauvet) à Marie Alexandre, il mourut le 17 octobre 1647 (Beauchet-Filleau, tome 1, p.781).
1620-1621
Charles Boynet, sieur du Plessis-Fressinet et du Palais, fils d'Étienne et de Renée d'Elbenne (fille de Guillaume, sieur du Fressinet). Il fut conseiller au grand conseil en 1594, puis en 1618 président du Présidial et conseiller honoraire du grand conseil. Maire en 1620, il devint échevin le 4 avril 1623 en remplacement de Gaucher de Sainte-Marthe. Époux de Virgile Rat, morte en 1628, il mourut le 22 septembre 1632 et est inhumé à notre Dame-la-Grande.
Blason : "d'argent au taureau de gueules, au chef d'azur", substitué par "d'argent au lion de gueules et au chef d'azur" par les successeurs de Pierre Boynet, échevin en 1530. La devise fut : "Oculis vigilantibus erit" (Beauchet-Filleau, tome 1, p.716).
1621-1622René Thoreau, sieur de la Grimaudière, trésorier de France. Maire en 1621, il remplaça Jean Thubert le 26 mars 1625 dans l'échevinage. Il mourut le 17 octobre 1638.
1622-1623Jacques Mayaud, écuyer, sieur du Poiron (Saint-Martin-la-Rivière, Vienne) et des Groges (Saint-Pierre-des-Églises, Vienne), probablement né à Chauvigny (Vienne) entre 1575 et 1580, était le fils de Jacques, écuyer, seigneur du Poiron, des Groges et de Leugny (Bonneuil-Matours, Vienne), et de Nicole Lucas. Il était écolier à Poitiers en 1596. Emery Chessé, son beau-frère, lui céda sa charge de procureur du roi au présidial de Poitiers en laquelle il fut reçu le 31 janvier 1610, sur lettres patentes du roi. Le 5 septembre 1613, il rendit, à l'évêque de Poitiers, aveu pour son hôtel et hébergement des Groges. Dit lieutenant du conservateur des privilèges royaux, juge sénéchal de Chauvigny, il amortissait le 19 octobre 1616 une rente due par Fiacre et Pont de Salignac, vivants seigneurs des Groges, au chapitre de Chauvigny. Il fut nommé maire de Poitiers en 1622 et remplaça Barbarin le 3 septembre 1623 dans l'échevinage. Le 14 mai 1630, Joseph Bonnin, sieur de la Rivière aux Chirets, et sa femme, délaissaient à Jacques Mayaud la maison noble de la Rivière aux Chirets. Ayant résigné en faveur de son fils Jacques sa charge de procureur du roi, il reçut du roi des lettres d'honoriat de procureur et de maire de Poitiers, le 10 juillet 1638, avec faculté de jouir de toutes les prégoratives de sa charge, mais sans aucun gage. Le 11 janvier 1642, il faisait à Jean-Baptiste Jouslard, chevalier, seigneur de la Rouaudière, transport, sur les 30.000 livres dont il lui était redevable, de 15.000 livres à prendre sur ce que lui devait Jacques Fouchier, son beau-frère. Le 22 novembre 1643, il reçut un aveu à cause de sa seigneurie des Groges. Il avait épousé, par contrat du 13 mai 1612, Marie Fouchier, fille de Louis, écuyer, seigneur du Lizon et de Sazay, conseiller en l'élection de la Rochelle, et de Jeanne Touppet. Sa femme étant décédée avant 1642, il mourut le 14 juin 1659 et fut inhumé aux Carmes en la paroisse Saint-Michel le lendemain.
La famille Mayaud portait « d'argent au mai de sinople soutenu d'un croissant montant d'azur ». (Beauchet-Filleau, tome , p. 749 et 751).
1623-1624Jean Poussineau, trésorier de France. Maire en 1623, il succéda le 2 décembre 1625 à Gilles Le Tillier comme échevin. Il mourut le 7 septembre 1651 et est inhumé le lendemain dans l'église des Augustins.
1624-1625René Beugnon, sieur de la Tousche, était conseiller au Présidial de Poitiers en 1614, et l'un des bourgeois de la maison commune de Poitiers. Maire en 1624, il fut nommé échevin au lieu et place de François Fumé le 12 novembre 1626. Il fut nommé, le 16 février 1645, capitaine de la compagnie de milice bourgeoise, dite de la Chaussée, place vacante par le décès du sieur de Sainte-Marthe, et fut l'un des députés du corps de ville chargée, le 30 avril 1637, d'aller à Richelieu saluer la duchesse d'Aiguillon. Il mourut le 28 septembre 1658 (Beauchet-Filleau, tome 2, p. 66).
1625-1626Pierre Roatin, sieur du Temple et de la Cigogne, conseiller au Présidial. Maire en 1625, il succéda dans l'échevinage à Marc Jarno en février 1627. Il mourut le 17 février 1645.
1626-1627Charles Irland, écuyer, seigneur de Beaumont, était fils de Jean, écuyer, seigneur de Beaumont et de Fief-Clairet, et de Catherine de Sauzay et l'arrière-petit-fils de Robert Irland, fondateur de la branche de Poitiers de cette famille d'origine écossaise. Il fut baptisé le 20 novembre 1580. Il fut nommé conseiller au parlement de Bretagne, par résignation de son père, le 18 décembre 1616 et fut reçu le 10 mars 1617. Puis il reçut des lettres de provision de lieutenant général criminel de Poitiers et arrêts de réception le 22 décembre 1619, office vacant par la mort de M. d'Elbène. Nommé maître des requêtes par Anne d'Autriche le 6 mai 1622, il fut installé dans cette charge le 6 juin suivant. Peu après son arrivée à Poitiers, en 1626, il fut élu maire en 1626, il fut nommé échevin le 4 avril 1628 au lieu de Charles Rougier.Il avait épousé, le 3 septembre 1611, Marie Dupont, fille de Charles, écuyer, seigneur de la Rivière, conseiller au présidial de Poitiers, et de Jeanne Baron, et rendit hommage du fief de Beaumont, à Thouars, le 7 juin 1636. Il mourut le 3 mars 1643 et ses enfants précédèrent à la vente, aux religieuses de la visitation, de leur maison de la rue du Poirier le 2 juillet 1647 (Beauchet-Filleau, tome 5, p. 184).
1627-1628Jean Gabriau, écuyer, sieur de Riparfont, fils de Jean et de Jeanne Viète. Il fut pourvu par résignation de son père de l'office de conseiller au parlement de Bretagne et de commissaire aux requêtes du palais, le 6 juin 1617, mais résigna cet office et acheta la charge de lieutenant particulier assesseur criminel à Poitiers en 1622. Il succéda à la charge d'échevin à Joseph Maisonnier le 10 août 1628. Il partagea avec son frère et sa soeur la succession de leur père le 4 avril 1632 et fut maintenu noble par M. Barentin le 9 septembre 1667. Il fut maire en 1627, puis en 1670, 1671, 1672, 1674, 1675 et 1676. Il y eut sur la fin de sa seconde mairie une sédition à Poitiers pour l'établissement du sol par livre qu'on voulait imposer ax portes. On le crut, sans doute, compromis dans cette sédition, car il reçut du roi l'ordre de se rendre en exil en Bretagne en 1676. Comme il était en route, il reçut contre-ordre et fut envoyé à Châtellerault, où il fut tué.
Blason : "d'azur au cerf courant d'or". Devise : Velociter iste sagitta (Beauchet-Filleau, tome 3, p.655 & 658).
1628-1629René Richeteau, sieur de la Fresnaie, trésorier de l'extraordinaire des guerres. Maire de Poitiers en 1628, il remplaça comme échevin Mathieu Vidard le 2 août 1629.
1629-1630Jacques de Gennes, écuyer, sieur du Courtioux et de Verré (Saint-Georges-lès-Baillargeaux, Vienne), était le fils de Charles, avocat puis conseiller du roi et lieutenant des eaux et forêts en Poitou, et d'Anne Cartier. Conseiller du roi puis juge magistrat au Présidial de Poitiers, il fut baptisé à Sainte-Opportune de Poitiers le 10 octobre 1593. Il devint ensuite président au même Présidial et fut élu maire le 29 juin 1629 puis remplaça dans l'échevinage Laiguillier le 6 février 1631. Étant président, il reçut le 21 juin 1650, en sa demeure, rue des Flageolles, le roi Louis XIV accompagné de Mazarin. Il mourut le 22 mai 1655 et fut inhumé le lendemain à Saint-Didier en grande cérémonie. Gaultier dans son journal parle de lui en ces termes : « Il était un homme grave et constant, observait bien la justice qui n'aucthorisait point... choses de maltouttes, bon pour les citoyens. Il fut regretté d'eaux. Il était néanmoins colère. Dieu lui baille ce qui lui est nécessaire. » Il avait épousé le 10 février 1625 Louise Rougier, fille de Charles, écuyer, seigneur de Prélévesque, conseiller au présidial, et de Marie Palustre. Le futur apportait, par contrat, la terre du Courtioux, sise en Mirebalais, et à lui échue de feu Jean Martin, écuyer, conseiller du roi et son lieutenant particulier au présidial, son cousin germain (Beauchet-Filleau, tome 4, p. 58).
1630-1631Julien Serizier, sieur de Lespine, assesseur criminel. Maire en 1630, il succéda dans l'échevinage à Boynet le 29 septembre 1932. Il mourut le 13 janvier 1643.
1631-1632François Pidoux, sieur de Pouillé, médecin, fils de Pierre et de Marguerite Duvel. Maire en 1631, il remplaça Nicolas Sochet le 23 août 1634. Il mourut le 14 septembre 1662.
1632-1633François Massard, contrôleur des finances. Maire en 1632, il succéda à IsaIe Brochard le 8 septembre 1634. Il mourut le 13 février 1649.
1633-1634
René de la Coussaye, écuyer, sieur de Fougeray, de Cantet, de la Grande et d'Ablet, fut baptisé à Saint-Cybard le 1er juin 1597, fils de Louis et de Anne Tondreau. Il succéda à son père dans sa charge de conseiller et de garde des sceaux du Présidial de Poitiers en 1624. Élu maire en 1633, il succéda à Pierre Pidoux le 13 mars 1636. Il assista en 1657 à la vérification des reliques de Saint-Hilaire, qui avaient été transportées au Puy-en-Velay pendant les ravages des Normands, et que les chanoines de Saint-Hilaire de Poitiers y étaient allés chercher, il était à cette époque sous-doyen des conseillers au Présidial. Il avait épousé à Saint-Opportune, le 29 septembre 1629, Marguerite Dreux, fille de François et de Marguerite Gobin (voir ci-dessus). Il mourut en 1669.
Blason : "de gueules au lion d'or, et un chef d'argent chargé de 3 étoiles d'azur". Devise : "Patrix subsidient astra leonis" (Beauchet-Filleau, tome 2, p.702 & 703).
1634-1635Jean Robion (pas d'élément).
1635-1636Étienne Maquenon (pas d'élément).
1636-1637Pierre Guyon (pas d'élément).
1637-1638Antoine de Montjon (pas d'élément).
1638-1639Étienne Le Maye (pas d'élément).
1639-1640 François Carré, sieur de Buxerolles et de la Pinotière, docteur en médecine à Poitiers, doyen de cette faculté en 1626. Maire, capitaine et gouverneur de Poitiers en 1639, il remplaça Charles Irland le 22 janvier 1643. Il fut l'époux de Florence de Sauzay et mourut le 13 juin 1663.
Blason : "d'azur à 2 étoiles d'or en chef et une rose de même en pointe". Devise : "Superis gratum spirabit honorem" (Beauchet-Filleau, tome 2, p.124).
1640-1641 Jacques Audebert, sieur de la Rouille, fils de Jacques et de Jeanne Rougier. Baptisé le 23 septembre 1607 à Saint-Jean-Baptiste, il fut conseiller au Présidial et était, en 1630, garde des sceaux de la chancellerie de cette cour. Époux de Marie Guet, il fut maire en 1640 et fut nommé échevin au lieu de Peyraud. En 1651, il fit partie des nobles du Poitou réunis pour nommer des députés aux États Généraux convoqués à Tours. Réélu maire en 1673, il mourut le 7 janvier 1674, pendant son mandat, et fut inhumé à Saint-Michel avec les honneurs accoutumés.
Blason : "d'azur à 3 croix pattés d'argent" (Beauchet-Filleau, tome 1, p.164).
1641-1642 Jacques Carlouet, écuyer, sieur de la Milière, receveur des décimes en Poitou, Saintonge et Angoumois de 1627 à 1649. Il fut aussi greffier en chef du bureau des finances de Poitiers en 1633. Maire en 1641, il fut nommé échevin au lieu de Robion le 18 novembre 1644. Il épousa Marie Chenu le 12 mai 1624 et mourut le 25 février 1649.
Blason : "d'or à la fasce de gueules chargée d'un lévrier courant d'argent, au collier de sable, et accompagnée de 3 roses de gueules, 2 et 1". Devise : "Famam renatur odorem" (Beauchet-Filleau, tome 3, p.121).
1642-1643 Martin Reveau de Sirière, lieutenant particulier civil au Présidial. Maire en 1642, il succéda le 13 février 1645 à Nicolas de Sainte-Marthe à l'échevinage.
1643-1644 René Rougier, sieur de Recroux et de l'Isle Bertin, avocat du roi au bureau du Trésorier. Maire en 1643, nommé échevin à la place  de Roatin.
1644-1645 Jacques Beugnon, écuyer, sieur de Vousnes, fils de René, sieur de la Tousche.  Conseiller en 1634, il versa, le 30 avril 1641, 400 livres pour jouir des privilèges de la noblesse. Maire en 1641, il succéda à la charge d'échevin de Lambert le 26 août 1647.
1645-1646 Isaac Barbarin, sieur du Bost, conseiller au Présidial de Poitiers. Il rendait aveu du Roi me 5 septembre 1629 de ses terres de Joussé et de Payroux. Maire en 1645, il fut nommé échevin au lieu de François de Brilhac le 21 octobre 1647. IIl fut envoyé, le 31 octobre 1651, avec deux autres échevins de Poitiers (dont Coulard, voir ci-dessous) à Chauvigny, pour y saluer le Roi à son passage, de la part du corps de la ville. Il avait épousé, le 27 février 1620, Catherine de Razes et mourut le 26 septembre 1662 (Beauchet-Filleau, tome 1, p.260).
Blason. — Barbarin du Bost, de la Resnière et du Grand-Plessis d'Aizenay, maires de Poitiers : « d'azur à 3 barbeaux d'argent en fasce, celui du milieu regardant à senextre et les deux autres à dextre. »
1646-1647 François de Razes, sieur de Ché et de Verneuil, conseiller. Maire en 1646. Il succéda dans l'échevinage à René Brochard le 14 août 1648. Il mourut le 27 juillet 1662.
1647-1648 Jean Pavin, sieur de Beaumont. Il fut nommé échevin au lieu de François Massard. Il mourut le 1er avril 1665.
1648-1649 Jean Richeteau, sieur de Lespinay. Maire de 1648, il fut nommé échevin le 3 mars 1649 au lieu de Jacques Carlouet.
1649-1650
Jean Coulard, sieur du Soucy, fils de René et de Florence Citoys. Il succéda à son père comme conseiller en l'élection et fut élu maire de Poitiers en 1649. Il prit le suite de Pierre de Brilhac le 28 décembre 1649, et fut l'un des quatre échevins qui portaient les coins du drap mortuaire aux funérailles du maire de Poitiers, Antoine Rabault, le 9 février 1651, et alla la même année avec deux autres échevins (dont Barbarin, voir ci-dessus) jusqu'à Chauvigny pour saluer le Roi et prendre ses ordres. Il avait épousé le 7 août 1634, Catherine Ogeron, puis, veuf, il fut marié le 28 octobre 1660, à Anne le Godelier.
Blason : "d'or au coeur de gueules, au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent, accosté de deux étoiles d'or" (Beauchet-Filleau, tome 2, p.667).
1650-
1651
Antoine Rabaut, mort le 5 février (pas d'élément).
1651-
1651
Jean Pidoux, maire pour la 2e fois, par intérim (voir ci-dessus).
1651-1652 Jean Reveau de la Cour Chauveau. Il fut maire en 1651 et nommé échevin le 8 septembre 1651 au lieu de Jean Poussineau. Il fut le frère de Martin Reveau de Sirière (voir ci-dessus).
1652-1653 René de la Fontaine, sieur de Lespinay, trésorier de France. Il fut maire en 1652 et nommé échevin le 24 mai 1655 au lieu de Jacques de Gennes. Il mourut le 23 septembre 1669.
1653-1654 Jacques Augron, sieur de la Seizinière, conseiller au Présidial de Poitiers. Il fit partie de la députation du corps de ville de Poitiers chargée d'aller saluer Leurs Majestés à Tours en 1650. Maire en 1653, il succéda à Jean Pidoux le 27 janvier 1655. Époux d'Anne Vexiau, il vivait encore en 1682.
Blason : "d'argent au chevron d'azur accompagné de trois hermines de sable, posées 2, 1" (Beauchet-Filleau, tome 1, p.179).
1654-1655 Pierre Pelisson, sieur de Mary, conseiller et garde des sceaux. Maire en 1654, il remplaça Estienne Macquenon le 21 décembre 1656. Il mourut le 14 avril 1665.
1655-1656 Antoine Clabat de la Maisonneuve, avocat, fils d'Antoine et de Radégonde Guivrat, fut baptisé le 18 janvier 1586 à Poitiers, par. Saint-Didier. Il fut, en 1630, sénéchal et juge ordinaire de la duché-pairie de Thouars. Constant en parle avec éloge en 1635 et le qualifie de doctissimus. Il était avocat à Poitiers en 1648 et se rendit suspect aux partisans des troubles qui eurent lieu cette année, par son attachement au Roi. Il fut élu maire de Poitiers le 23 juin 1655 dans la salle des Grandes-Écoles par 69 voix contre 70, puis, il devait devenir échevin en succédant à Beugnon le 28 septembre 1658, mais mourut avant lui.
1656-1657 René Dupont, sieur de Charzay (Sainte-Verge, Deux-Sèvres), Moulins (Deux-Sèvres) et Frozes (Vienne). Fils de Nicolas, sieur de Lespinasse, et de Jeanne Guget, il fut baptisé le 31 août 1623 à Poitiers, par. Sainte-Opportune. Il fut maire en 1656, puis il devint échevin au lieu de Clabat le 28 septembre 1658. Ayant hérité de la seigneurie de Frozes, ce fief fut saisi sur lui en 1665. Marié le 23 mars 1650 à Françoise Rougier, il fut inhumé le 2 mai 1677 à Saint-Cybard.
1657-1658 Pierre Baron, sieur de Vaujalais, procureur du roi aux Eaux et Forêts. Nommé maire le 17 juin 1657, il succéda le 17 juin 1659 à Jacques Mayaud. Lors de l'enquête dirigée par Barentin, intendant du Poitou, sur l'administration des forêts domaniales, il fut condmané en l'amende de 1000 livres et à aumoner la somme de 500 livres. Il lui fut enjoint, de plus, de se défaire de son office de procureur du Roi dans le délai de six mois, pour le prix être employé en restitution, dommages et intérêts qui seront jugés contre lui, par arrêt de la chambre de réformtion séant à Fontenay, le 23 mai 1667. Il mourut en 1669, marié à Susanne de la Salle, qui était encore en vie le 20 février 1700 (Beauchet-Filleau, tome 1, p. 292).
1658-1659 Louis Richeteau, sieur de la Coindrie. Maire en 1658, il fut nommé échevin le 7 janvier 1660.
1659-1660 André Divé, sieur de la Maisonneuve, fut pourvu de l'office de trésorier de France à Poitiers en 1649, et grand voyer et juge directeur des domaines du Roi en Poitou, Saintonge et la Rochelle. Il fut nommé maire et capitaine de la ville de Poitiers le 14 novembre 1659 et succéda à Guyon de Vâtre le 14 novembre 1661 dans l'échevinage. Époux d'Hilaire Gabriau, puis de Marie Charlet, il mourut en 1666.
Blason : "d'azur au chevron brisé d'or chargé de 2 merlettes affrontées de gueules". Devise : Rupta junget amice (Beauchet-Filleau, tome 3, p.140 & 141).
1660-1661
Paul Ogeron, écuyer, seigneur de Moiré. Maire en 1660, il remplaça de Razes le 27 juillet 1662 comme échevin. L'on voyait ses armoiries sur la porte placée au côté gauche du jube de l'église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers. Il avait épousé, avant le 18 juin 1665, Marie Poitevin.
Il portait « d'azur au cor de chasse d'or, avec son cordon ou baudrier de gueules, accompagné de 3 macles d'argent 2 et 1 ». (Beauchet-Filleau, 1ère édition, tome 2, p. 464).
1661-1662 Pierre Fournier, écuyer, sieur de Monselais. Il fut président en l'élection de Poitiers. Époux de Renée Pellerin, il décéda pendant son mandat de maire le 27 juin 1662 et fut inhumé aux Carmes après un service à la cathédrale avec tous les honneurs réservés aux maires.
Blason : d'azur au griffon d'or. Devise : Gemina virtule triumphas (Beauchet-Filleau, tome 3, p. 555).
1662-1663 Jean Le Roy (pas d'élément).
1663-1664 René Citoys, élu, fils de Mathieu et de Radégonde Clabat, neveu de François Citoys (voir ci-dessus). Maire en 1663, il fit construire la porte de la sacristie de l'église de Notre-Dame-la-Grande, au-dessus de laquelle on avait gravé ses armoiries, qui furent martelées pendant la Révolution, et réparer la fontaine du Pont-Joubert, sur l'arcade de laquelle on lisait cette courte inscription : « Messire René Citoys, maire, 1663 ». Il devint échevin le 1er février 1664 au lieu de le Maye. Il fut l'époux de Marthe Constant, par contrat du 24 mars 1645 (Marot, notaire à Poitiers).
Le 5 mai 1666, il fut confirmé dans sa noblesse par ordonnance de M. Barentin (Beauchet-Filleau, tome 2, p.501).
1664-1665 Florentin Poussineau, sieur de la Mothe de Croutelle. Maire en 1664, il remplaça  dans l'échevinage Jean Pavin le 4 avril 1665.
1665-1666 Charles Pasquier, écuyer, seigneur de la Vergne. Maire en 1665, il fut nommé échevin au lieu de Divé en 1666.
1666-1667 François du Trochet (pas d'élément).
1667-1668 Louis Chappot, sieur de la Brossardière et de la Jozinière (paroisse de Saint-André d'Ornay, Vendée), fils de Pierre, sénéchal de la Roche-sur-Yon, et de Jacquette Arnaud. Il fut élu maire de Poitiers le 1er juin 1667 et fut installé le 14 juillet suivant. Il fut, avec sa soeur, maintenu dans sa noblesse par M. Barentin en 1667. Il avait été sous-brigadier des gendarmes de la garde du Roi et fut marié le 1er décembre 1663, à Marigny-Brizay, à Catherine de Signy. Il succéda à la charge d'échevin de Leliepvre en 1668 (Beauchet-Filleau, tome 2, p.245).
1668-1669 Pierre Thomas (pas d'élément).
1669-1670 Jacques Ollivier, écuyer, sieur de la Chauvelière.
1670-1673 Jean Gabriau, 3 élections successives (voir ci-dessus).
1673-1674 Jacques Audebert (voir ci-dessus).
1674-1676 Jean Gabriau, 3 élections successives (voir ci-dessus).
1676-1677 Claude Légier de Fougeré, conseiller au Présidial. Il succéda à Barbarin le 26 septembre 1662 dans l'échevinage. Il fut fait maire le 14 juillet 1676, par lettres du petit cachet, étant absent.
1677-1678 Pierre de Gennes, écuyer, sieur des Bordes (Naintré, Vienne), était le fils de Jacques, écuyer, seigneur de Fief-Clairet (Saint-Benoît, Vienne) et de Nintré (Saint-Benoît), et de Jacqueline Courtinier. Conseiller au présidial de Poitiers, il fut baptisé le 18 février 1621 (Beauchet-Filleau, tome 4, p. 54).
1678-1679 Jacques Rabereul (pas d'élément).
1679-1683 Jacques de Gennes, écuyer, seigneur du Fief-Clairet, Nantillu, de la Bourdinière et de la Canterie (Archigny et Bellefonds, Vienne), était le fils de Charles, écuyer, seigneur du Fief-Clairet, de Nantilly (Chouppes, Vienne), et de la Bourdinière (Saint-Sépulcre de Parthenay, Deux-Sèvres), et de Marie Greffier, neveu de Pierre de Gennes, cité ci-dessus. Il fut baptisé le 17 juin 1646 et fut avantagé par son aïeul maternel Jacques Greffier le 14 juillet 1656. Procureur du roi au présidial de Poitiers et échevin, il fut élu maire 4 fois de suite, puis devint conseiller au présidial de Poitiers en 1692 et premier assesseur de la maréchaussée. Il avait épousé, le 16 mai 1668, Marie Thoreau, fille de Gilles, écuyer, seigneur d'Assay, trésorier de France au bureau des finances de Poitiers, et de Catherine Milon, et fut inhumé le 10 juillet 1690 (Beauchet-Filleau, tome 4, p. 54 & 55).
1683-1687 Pierre de Chazaud, élu 4 fois successivement, sieur du Cluzeau, était élu à Niort en 1663. Il fut ensuite élu en l'élection de Poitiers et fut pourvu, en mars 1687, d'une charge de conseiller au présidial de cette ville, en « considération des services qu"il a rendu dans l'ouvrage des conversions », disait M. de Sourches dans ses Mémoires. Sa réception eut lieu le 25 avril 1687 (greffe du bureau des finances), il habitait alors la rue Saint-Denis. Il fut parrain le 18 novembre 1682 à Civray, en qualité de conseiller du roi et échevin en l'élection de Poitiers. Il fut maire de Poitiers pendant les années 1683 à 1686, et le 4 janvier 1686, il annonçait au conseil que M. l'intendant (Nicolas-Joseph Foucault) avait acheté devant l'abbaye de Saint-Cyprien une certaine étendue de terrain pour la création d'une promenade, qui fut appelée le Cours-Foucault (aujourd'hui, les Cours). Juge magistrat de la ville de Poitiers en 1691, il fut inscrit dans l'Armorial d'Hozier, portant d'azur au lion couronné, et 3 étoiles de même rangées en chef, tout comme Jean de Chazaud, prêtre à Poitiers (voir ci-dessous). Il fut inhumé le 21 décembre 1724 à Saint-Cybard de Poitiers, ayant épousé Marie Vacher.
1687-1690 Jacques Rabereul, élu 3 fois de suite (pas d'élément).
1690-1693 René Le Vacher, élu 3 fois de suite (pas d'élément).

mardi 7 mai 2013

Servant, Jacques Marie Georges (1850-1926)

Nécrologie des maires de Poitiers

On lit dans L'avenir de la Vienne, vendredi 29 janvier 1926 :

M. Georges Servant, ancien sénateur de la Vienne, président de la Chambre de Commerce de Poitiers, est décédé la nuit dernière, à sa propriété de Mignaloux, à la suite d'une maladie qui le tenait alité depuis quelques semaines. Il était âgé de 76 ans.
Physionomie poitevine sympathique, M. Georges Servant était un de ceux qui connurent la grande popularité. Lorsque, en 1888, étant à la tête de la Maison de commerce de ses aïeux, une des plus vieilles firmes de notre place, il entra avec une série de candidats républicains au Conseil municipal de Poitiers où il devait siéger pendant plus de trente ans, — il était alors « Monsieur Georges » pour tous les habitants de la Grand'Rue, de Montbernage et de St-Saturnin.
D'abord adjoint, puis maire de Poitiers de 1895 à 1898, c'est sous son administration qu'avaient été exécutés le réseau des Tramways électriques et la reconstruction du pont de Rochereuil.
En 1895, le Canton Nord l'avait envoyé siéger au Conseil général de la Vienne dont il fut le vice-président, jusqu'en 1919.
En 1907, candidat à une élection sénatoriale partielle pour le remplacement de M. Demarçay, décédé, M. Servant fut élu. Puis, aux élections générales de 1909, il était réélu sénateur avec ses collègues sortants de la liste républicaine radicale. Il ne fut pas réélu en 1920.
Longtemps juge au Tribunal de Commerce, M. Servant, en 1901, à la création de la Chambre de Commerce, avait été élu président de cette compagnie, fonction que la confiance de ses collègues lui a renouvelée sans interruption jusqu'à cette année.
Dans ses magistratures consulaires ou politiques, M. Georges Servant fut un citoyen actif et dévoué qui sut gagner l'estime de ses concitoyens. Avec lui disparaît un vétéran des luttes républicaines, et, en nous inclinant devant son cercueil, nous prions sa veuve et ses enfants d'agréer l'hommage de nos biens vives condoléances.

dimanche 5 mai 2013

Le moulin de la Pérade

Le hasard total peut parfois faire pousser nos arbres d'un coup sans coup frémir. Ce fut le cas sur un ancêtre, qui prit subitement plusieurs ancêtres.



J'étais bloqué sur mes ancêtres Jean Blanchard, meunier au moulin de Rochemeaux, à Charroux (Vienne), et ses parents, François et Catherine Gasneau :



Cette branche resta longtemps sans suite, jusqu'à ce que je mette la main sur le mariage suivant, à Asnois (Vienne) :

AD en ligne, Asnois, BMS - 1709-1726, v.107/108
aujourd'hui ce 4e 9bre 1726 après avoir publié les bans du future mariage dantoine et de marie blanchard lun et l'autre demeurant cy devant au bouchage pendant trois dimanches ou jours de festes consecutifs sans qu'il s'y soit trouvé aucun empeschement civile ny canonique qui soit venu a ma connoissance vue le certificat de mr le curé du bouchage en datte du premier novembre 1726 et signé faüre curé du bouchage auxquels il ne sest trouvé non plus aucun empeschement, comme il apert par le dit certificat de mr le curé et son consentement ce qui fait que je leurs ay donnay la benediction
AD en ligne, Asnois, BMS - 1709-1726, v.107/108
nuptiale en face de nostre mere ste eglise cat. apost. et rom. l'un et l'autre s'y estant disposé par la fréquentation des sts sacrements, et ce en presnce de rene chardat, père du proparlé, de jean et silvain chardat, ses freres, de jeane gaillarde mere de la proparlée, de catherine ganaud sa belle soëur, de françois blanchard son frère, de charle ganaud, de jean deschamps et de plusieurs autres parents et amys qui ont tous declarés ne seavoir signer de ce enquis — suivant lordonnance sof le soubsigné.
Ce furent les témoins de la mariée qui m'intéressèrent : Catherine Ganaud sa belle-soeur, François Blanchard, son frère, et Jeanne Gaillard, sa mère. J'avais du coup les parents de mon aïeul François Blanchard.

Je ne tarda pas à découvrir l'époux de Jeanne Gaillard, en tout cas son inhumation :

AD en ligne, Charroux, BMS - 1705-1711, v.43/111
Le vingt septie jour de may 1707 a esté inhumé au cimetiere le corps de françois blanchard meusnier au moulin de la perade age de trante huit ans ou env lequel se trouv noyé dans la charente au dessus dud moulin le vingt six dud moulin et levé par la justice de rochemeaux, en presence de jeanne gaillard sa femme morice blanchard son frère jean pastoureau son beau frère et autres. F Sorin ptr et curé.
Encore un meunier !



J'étais tombé sur une lignée de meuniers dont l'étude ne fait que commencer. Cette inhumation, de plus, révèle que mon aïeul mourut noyé dans la Charente, sur le site du moulin de la Pérade dont il était le meunier. Enquête à suivre, on verra bien !


samedi 4 mai 2013

Jacques Petit, sieur de la Bougonnière (4)

insi soit-il, je fais suite à mes deux précédents articles, évoquant l'expression "cousins issus de germain". Je compte clore le chapitre de Jacques Petit, sieur de la Bougonnière, quoique, je vais vous dire franchement, il se pourrait que j'y revienne dans deux jours. Il est ma bête noire, ma Némésis, et je ne me lasse pas d'y revenir... L'avenir me donnera tort ou raison, qui vivra verra !




Il y a un détail, dans mon précédent article sur Jacques Petit, que je n'ai pas développé volontairement. Un détail insignifiant, presque anecdotique, mais... Il s'agit de la seule piste de la filiation de mon aïeul : il s'agissait de la mention du contrat de mariage en date du 20 septembre 1706 passé par René Imbert, sieur de Saizon, fils de feu Jacques Imbert, sieur de la Bertranderie, et de feue Perrine Michellet, agissant sous l'autorité de Jacques Petit, sieur de la Bougonnière, son curateur et par Catherine Polasqui, reçu devant Marrot, notaire à Poitiers. Parmi les témoins, on remarque Pierre Robert, sieur du Nougeraye, cousin issu de germain du proparlé.

Qui était-il ?

Pierre Robert était le fils d'Alexandre Robert, marchand d'abord, puis notaire, et de Françoise Petit. Cette dernière était la soeur de mon ancêtre. Alexandre Robert, que je connaissais déjà, était le frère de deux de mes ancêtres, Perrette, épouse de Louis Girardière, et de Gaspard, sergent baillarger et notaire à Sommières-du-Clain (Vienne), époux de Perrette Bot. Ce sont tous des enfants de Jean Robert, marchand à Champniers (Vienne), et d'Antoinette Garnier (il y a encore plusieurs frères et soeurs).

L'une des premières mentions d'Alexandre Robert et de Françoise Petit peut-être trouvée sur les registres paroissiaux de Champniers justement, en date du 23 avril 1680 :


AD en ligne, Champniers, BMS - 1668-1680, v.102/110
Il s'agit justement du baptême de Pierre Robert, sieur du Nougeraye. Suivront une soeur, Françoise, baptisée en cette même paroisse le 22 avril 1682, puis trois autres soeurs dont je n'ai pas retrouvé le baptême : Marie, Henrie et Marie-Jeanne. Alexandre Robert demeure ensuite à Savigné, au village de l'Érable, comme le laisse apparaître l'inventaire après décès d'un Jean Petit, en date du 3 octobre 1685, dans lequel il est mentionné (je tiens à rappeler que les registres paroissiaux de Savigné ne commencent qu'en 1700, à l'exception des baptêmes de 1640 à 1644). Alexandre Robert mourut entre 1693 et 1701, et je trouvai l'inhumation de Françoise Petit en date du 26 décembre 1712, à Ardilleux (Deux-Sèvres), paroisse où vit également son frère.

En reprenant les éléments que j'ai donné dans l'article précédent sur Jacques Petit, l'ascendance de Pierre Robert donnerait donc :


Il ne me manque que la mère de Françoise, et de mon ancêtre Jacques Petit, sieur de la Bougonnière.



Le contrat de mariage de René Imbert nous apprend qu'il était le fils de Jacques Imbert, sieur de la Bertanderie, et de Perrine Michelet. Je tiens à remercier personnellement Marie-Hélène, du ge86, qui m'a beaucoup aidé sur ce contrat.
C'est également grâce au ge86 que je découvris le contrat de mariage de ce couple : Jacques Imbert et Perrine Michelet signent un contrat de mariage en date du 11 juin 1663, reçu par Gaultier, notaire à Poitiers.
Perrine Michelet, née vers 1648, était la fille de Louis et d'Hilaire Sauvestre. Elle fut inhumée le 26 octobre 1698, à Notre-Dame-l'Ancienne de Poitiers.
Quant à Jacques Imbert, il appartient à deux des plus grandes familles qui ont vécu à Savigné : les Imbert, avec comme représentant son père Jean Imbert, sieur de la Brousse, et Henrie Maron, sa mère. Ces deux familles feront l'objet, bientôt je l'espère, d'articles que je leur consacrerai. Nous avons donc l'ascendance de René Imbert, comme suit :


D'où mon interrogation, l'élément qui me manque, l'épouse de Jean Petit, est très certainement une Imbert, une Maron, une Michelet ou une Sauvestre, pour que le lien de "cousins issus de germain" fonctionne... Et pourtant ! 
Après avoir recherché en vain un mariage Petit-Imbert, Petit-Maron, etc., je me suis surpris à réfléchir intelligemment.
Jacques Petit et sa femme Catherine Dunoyer étant plutôt de Savigné, tout comme Alexandre Robert et sa femme, je négligeai la piste des patronymes Michelet et Sauvestre, qui étaient installés sur Poitiers.
De plus, Jacques Petit, mon ancêtre, devait être sacrément proche du couple Imbert-Michelet pour avoir été curateur aux causes de la plupart de leurs enfants (ils en avaient eu 11 en tout), il n'était certainement pas le voisin de palier.

Lors de mes farfouillages dans les notaires de Civray, je tombai tout de même sur un acte plutôt intéressant... non, plutôt anecdotique. Il s'agit d'un acte en date du 26 octobre 1661, reçu par Surreau (4E/74/25), dans lequel Pierre Rousseau et sa femme, Françoise Debenest, demeurant à Vergné, paroisse de Savigné, vendent des terres sur Vergné à un certain Jean Petit, marchand demeurant à l'Érable. Cet Jean Petit présente une très belle signature, et dans ma quête de Jacques Petit, j'avais entrepris de collectionner les signatures Petit.
Quelques années à rebours plus tard, je découvris le testament de ce Jean Petit, fait en faveur de sa femme en date du 26 août 1655 (Surreau, 4E/74/22) : Françoise Imbert !

C'est dans ce genre de situation que le silence bruyant de la salle des archives se fait entendre !

Je tenais ce que je cherchais, du moins je le pensais, il restait cependant les détails. Le ge86 m'apporta une réponse supplémentaire. Une fille de Jean Imbert, sieur de la Brousse, et d'Henrie Maron, Élisabeth, épousa par contrat de mariage, en date du 4 février 1665, devant Surreau, Jean de Lesmerie, sieur du Broc. Dans cet acte, figure en bonne place ce Jean Petit, beau-frère de l'épouse : tiens, donc, Françoise Imbert, sa femme, est donc une fille de Jean et d'Henrie Maron ! Je découvris même un acte d'échange entre Jean Petit et Jean Imbert, sieur de la Brousse, en date du 4 septembre 1663, toutes les parties habitant à l'Érable !

Ce qui me permit (hypothétiquement) de compléter l'ascendance de Pierre Robert :


Ce qui faisait, entre Pierre Robert et René Imbert, le lien suivant :


Attention, je tiens à indiquer que les deux derniers tableaux sont des hypothèses de recherche, ça ne sert à rien de les copiller sur geneanet ou tout autre site sans les avoir valider !



D'où mon petit laïus sur les "cousins issus de germain". Dans mes deux précédents articles, je donnai deux définitions de cette expression. Donc :
  • soit la première définition doit s'appliquer (à savoir une parenté au 3ème degré en ligne égale et collatérale), et alors, mon hypothèse n'est pas valable ;
  • soit je tiens compte de la deuxième définition (parenté de 2 par 3, en ligne non égale), et mon hypothèse tient parfaitement la route ;
Pour conclure, et j'ai vraiment du mal à me libérer de ma Némésis, je tiens à signaler un détail fourni par Alain (merci, merci !) et tiré de l'Histoire de Civray, de Bobe (1935) : dans la liste des maîtres apothicaires de Civray, l'auteur signale l'existence d'un Jacques Petit, sieur de la Bougonnière, et Françoise Imbert, sa femme (1654), puis Jean Petit (1667). Sachant que l'auteur ait pu faire erreur sur le prénom de l'époux de Françoise Imbert, je considère vraiment mon hypothèse comme valide.

Merci et à bientôt.